Mon chien convulse — Premiers gestes d'urgence : le guide complet
- Dr. Televet
- 30 juin
- 16 min de lecture
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Ces secondes qui semblent une éternité
Imaginez la scène : votre chien est en train de jouer, de se reposer, ou même de dormir — et soudain, il s'effondre. Son corps se raidit, ses pattes pédalent dans le vide, il bave, ses yeux sont révulsés, il perd peut-être le contrôle de sa vessie. Vous ne savez plus quoi faire. Vous avez peur de le toucher, peur de l'aggravation, peur du pire.
La plupart des crises convulsives chez le chien durent entre 30 secondes et 2 minutes. C'est court, mais cela paraît infiniment long quand vous regardez. Souvent, les propriétaires surestiment la durée : une crise d'une minute semble durer 5 minutes sous le stress.
Respirer. Vous êtes au bon endroit. Ce guide a été conçu pour vous donner les bons réflexes, au bon moment, avec les bonnes informations — sans panique inutile.

1. Reconnaître une convulsion chez le chien : les signes à identifier
1.1 Les trois phases d'une crise convulsive
Une crise d'épilepsie chez le chien se déroule en trois phases distinctes. Reconnaître chacune permet de réagir au bon moment sans perdre de précieuses secondes.
Phase 1 — Le prodrome (ou aura) Dans les minutes ou heures précédant la crise, certains chiens montrent des signes comportementaux : agitation inhabituelle, recherche de contact avec le maître, regard dans le vide, tremblement léger, appréhension. Cette phase n'existe pas chez tous les chiens, et tous les propriétaires ne la reconnaissent pas au début.
Phase 2 — La crise (ictus) C'est la phase convulsive proprement dite. Elle peut se manifester par :
une chute brutale sur le flanc ;
une rigidité du corps entier ;
des mouvements de pédalage des quatre membres ;
des contractions musculaires rythmiques ;
une salivation abondante, bave parfois mousseuse ;
des claquements de mâchoire ;
des vocalises involontaires ;
une perte de connaissance partielle ou totale ;
des pertes d'urine ou de selles.
Elle se manifeste souvent par des convulsions, une chute brutale, une raideur du corps, des mouvements de « pédalage », ainsi qu'une salivation abondante et parfois des pertes d'urine ou de selles. Dans certains cas, les signes peuvent être plus discrets, comme des tremblements, un regard fixe, des claquements de mâchoire ou une désorientation soudaine.
Phase 3 — Le post-ictal Après une première crise « normale » de moins de 2 minutes, attendez que votre chien se réveille (phase post-ictal : confusion, désorientaiton, 5 à 30 minutes), puis observez.
Durant cette phase, le chien peut sembler :
désorienté, comme "ivre" ;
aveugle temporairement ;
incapable de marcher droit ;
extrêmement fatigué ;
affamé ou assoiffé de manière excessive.
Cette phase peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Elle est souvent très angoissante pour le propriétaire, car le chien n'est "pas lui-même" — mais elle est normale et temporaire.
1.2 Crise généralisée vs crise focale
Crise généralisée : elle touche tout le corps simultanément — c'est celle que la plupart des gens imaginent quand ils pensent aux convulsions.
Crise focale (ou partielle) : elle ne touche qu'une partie du corps. Un membre qui tremble, un côté du visage qui tressaute, un œil qui cligne de manière répétée. Ces crises sont souvent sous-estimées ou confondues avec des comportements étranges. Elles méritent pourtant la même attention médicale.
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2. Que faire pendant la crise — les gestes qui sauvent (et ceux à éviter absolument)
2.1 Ce que vous devez faire — protocole étape par étape
Étape 1 — Chronométrez immédiatement Dès que la crise commence, déclenchez le chronomètre de votre téléphone. Cette durée réelle sera précieuse pour votre vétérinaire. Sous l'effet du stress, notre perception du temps est très altérée.
Étape 2 — Sécurisez l'environnement Votre rôle n'est pas de « remettre sa mâchoire en place » mais de le protéger des blessures externes. Commencez par écarter les objets dangereux autour de lui : table basse, escalier, radiateur brûlant, jouets durs.
Si votre chien convulse près d'un escalier, d'une piscine ou d'un meuble à angle sharp, éloignez-le délicatement en le faisant glisser sur le sol — sans immobiliser ses membres.
Étape 3 — Restez à distance, mais présent Pendant cette surveillance, il faut se tenir à distance de l'animal pour éviter les blessures accidentelles. Ne mettez jamais la main à proximité de la gueule de votre chien lors des spasmes car il pourrait vous mordre.
Parlez doucement à votre chien — il peut vous entendre même s'il ne réagit pas. Votre voix calme peut l'aider à traverser la crise.
Étape 4 — Filmez si possible Activez la caméra de votre téléphone. Si possible, filmer l'épisode convulsif peut fournir des informations diagnostiques précieuses au vétérinaire. Ces images permettront d'identifier le type de crise et d'adapter le traitement antiépileptique si nécessaire.
Étape 5 — Tamisez la lumière et réduisez le bruit Éteignez la télévision, baissez les lumières vives, fermez les fenêtres si une rue bruyante est à proximité. Les stimuli sensoriels peuvent parfois prolonger ou aggraver une crise.
Étape 6 — Notez l'heure de début ET de fin Ces informations sont les premières que vous demandera le vétérinaire.
2.2 Ce qu'il ne faut JAMAIS faire
❌ Ne mettez jamais vos doigts dans la gueule de votre chien. Contrairement aux idées reçues, les chiens ne peuvent pas avaler leur langue. Vous risquez uniquement de vous faire mordre sévèrement.
❌ Ne tentez pas d'immobiliser les membres. Vous ne pourrez pas arrêter la crise, et vous risquez de blesser votre chien ou vous-même.
❌ Ne lui donnez pas d'eau pendant la crise. Risque d'étouffement.
❌ Ne paniquez pas devant lui. Le stress de votre voix peut aggraver l'épisode.
❌ Ne lui donnez aucun médicament sans prescription — notamment pas de valium ou diazépam sauf si votre vétérinaire vous l'a expressément prescrit et montré comment l'administrer.
3. Après la crise — la phase post-ictale : comment accompagner votre chien
La crise est terminée. Votre chien respire. Mais il n'est pas encore "lui-même". Voici comment l'accompagner dans cette phase critique.
3.1 Les comportements normaux dans les 30 minutes suivant la crise
Désorientation complète : il peut ne pas vous reconnaître immédiatement
Marche titubante, tendance à tourner en cercle
Cécité transitoire : il peut se cogner aux meubles
Faim et soif intenses
Fatigue extrême, envie de dormir
Anxiété, besoin de contact avec vous
Tout cela est normal et temporaire.
3.2 Ce que vous devez faire
✅ Restez calme et présent — votre présence le rassure.
✅ Parlez-lui doucement, ne le forcez pas à bouger.
✅ Si possible, installez-le dans un endroit sécurisé avec une couverture.
✅ Proposez-lui de l'eau fraîche, mais ne le forcez pas.
✅ Notez la durée totale de la crise et les comportements post-ictaux pour le vétérinaire.
3.3 Quand appeler d'urgence même après une crise "courte"
⚠️ Appelez immédiatement si :
Votre chien ne reprend pas conscience après 5 minutes
Une deuxième crise commence dans l'heure qui suit
Votre chien a du mal à respirer normalement
Il présente des gencives bleutées ou blanches
C'est la première crise de sa vie (même si elle a duré 1 minute)
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4. L'état de mal épileptique — comprendre cette urgence vitale
Un état de mal épileptique chez un chien se distingue surtout d'une crise « classique » par sa durée : une crise prolongée dépasse 5 minutes ou se répète sur 20 à 30 minutes sans retour à la normale.
Dans les deux cas, il s'agit d'une urgence vétérinaire, car ce type de crise peut rapidement entraîner une surchauffe de l'organisme, un manque d'oxygène et des lésions cérébrales parfois graves. Un état de mal épileptique peut même parfois engager le pronostic vital du chien.
Ce qui se passe physiologiquement
Pendant une crise prolongée, le cerveau consomme une quantité massive d'oxygène et de glucose. Les muscles en contraction permanente génèrent une chaleur considérable — la température corporelle peut monter à 41-42°C en quelques minutes, provoquant une hyperthermie grave qui aggrave les lésions cérébrales.
Les signes de l'état de mal épileptique
Crise qui dure plus de 5 minutes sans interruption
Plusieurs crises successives sans reprise de conscience entre elles
Chien qui ne répond plus du tout aux stimuli entre les crises
Température corporelle très élevée (corps chaud au toucher)
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5. Les causes des convulsions chez le chien — un diagnostic indispensable
Une convulsion n'est jamais une maladie en soi — c'est un symptôme qui peut avoir des dizaines de causes différentes. Identifier la cause est essentiel pour choisir le bon traitement.
5.1 L'épilepsie idiopathique (primaire)
C'est la cause la plus fréquente chez les chiens de moins de 5 ans. L'épilepsie canine est une maladie touchant 1% des chiens en France.
L'épilepsie essentielle chez le chien est une maladie neurologique d'origine héréditaire. Elle se traduit par des crises convulsives répétées et spontanées, dues à une activité électrique anormale dans le cerveau de votre compagnon. Cette affection peut toucher toutes les races de chiens, bien que certaines soient prédisposées.
Races les plus prédisposées :
Berger Allemand
Golden Retriever
Labrador Retriever
Beagle
Border Collie
Springer Spaniel
Boxer
Épagneul Breton
Husky Sibérien
Dogue de Bordeaux
5.2 Les causes structurelles (lésions cérébrales)
Tumeur cérébrale (surtout chez les chiens de plus de 5 ans)
Accident vasculaire cérébral (AVC)
Méningite ou encéphalite (inflammation du cerveau)
Traumatisme crânien
Malformation cérébrale congénitale
5.3 Les causes métaboliques
Hypoglycémie (taux de sucre sanguin trop bas) — fréquent chez les chiots et les chiens diabétiques
Insuffisance hépatique (encéphalose hépatique)
Insuffisance rénale terminale
Troubles de la calcémie ou de la natrémie
Hypertension artérielle sévère
Hypothyroïdie (moins fréquente)
5.4 Les intoxications
Les convulsions d'origine toxique sont souvent plus brutales, plus intenses et plus difficiles à contrôler. Causes fréquentes :
Métaldéhyde (anti-limaces) — extrêmement dangereux
Raticides (rodenticides)
Plantes toxiques (if, laurier-cerise, digitale...)
Médicaments humains ingérés accidentellement
Mycotoxines (champignons)
Perméthrine (produits antiparasitaires pour chats appliqués par erreur sur chien)
Caféine, xylitol (édulcorant), chocolat à hautes doses
Si vous suspectez une intoxication : urgence absolue, informez immédiatement le vétérinaire de la substance suspecte.
5.5 Autres causes
Chaleur extrême (coup de chaleur)
Parasites intracrâniens (très rares en France)
Maladie de Carré (en l'absence de vaccination)
6. Comment le vétérinaire diagnostique-t-il la cause des convulsions ?
6.1 L'examen clinique et l'anamnèse
La première étape est un interrogatoire précis : âge du chien, race, historique médical, fréquence des crises, durée, contexte (repas, activité, stress), médicaments en cours, exposition possible à des toxiques. Votre vidéo de la crise est ici une aide diagnostique précieuse.
6.2 Les examens complémentaires
Bilan sanguin complet : glycémie, fonction hépatique et rénale, électrolytes, NFS — pour éliminer les causes métaboliques.
Analyse d'urine : recherche de toxiques, évaluation rénale.
Radiographies et échographie abdominale : pour rechercher une cause systémique.
IRM cérébrale : examen de référence pour visualiser le cerveau, rechercher une tumeur, un AVC, une malformation. Nécessite une anesthésie générale.
Ponction du liquide céphalorachidien (LCR) : pour diagnostiquer une méningite ou encéphalite.
Électroencéphalogramme (EEG) : peu utilisé en pratique vétérinaire courante, mais possible dans les centres spécialisés.
7. Les traitements de l'épilepsie canine — guide complet
7.1 Quand commencer un traitement antiépileptique ?
Un traitement de fond est généralement recommandé lorsque :
les crises se reproduisent (plus de 2 par an)
les crises sont groupées (plusieurs en 24h)
un état de mal épileptique a été observé
les crises sont très intenses ou très longues
la cause identifiée nécessite un traitement spécifique
7.2 Les médicaments antiépileptiques de référence
Des médicaments tels que le phénobarbital, le bromure de potassium, l'imépitoïne et le diazépam peuvent être prescrits pour contrôler les crises. Le vétérinaire ajustera la posologie en fonction de la réponse du chien au traitement.
Le phénobarbital Dans la majorité des cas, les praticiens prescrivent le phénobarbital en raison de son efficacité sur tous les types de convulsions épileptiques du chien. Il est administré deux fois par jour à heures fixes. Un suivi sanguin régulier est nécessaire pour adapter la dose et surveiller la fonction hépatique.
Le bromure de potassium Le bromure de potassium a été le premier traitement efficace contre l'épilepsie, introduit en 1857. Il est souvent associé au phénobarbital en cas de crises résistantes.
L'imépitoïne (Pexion®) L'imépitoïne est moins fréquemment associée à des effets indésirables que le phénobarbital ou le bromure de potassium. Les principaux effets observés sont la polyphagie en début de traitement, souvent de nature passagère, l'agitation, l'apathie, la polyurie et la polydipsie.
Le diazépam rectal Si un diagnostic d'épilepsie essentielle a déjà été posé par le vétérinaire, il est possible que vous ayez à disposition des ampoules de valium à administrer en intra-rectal à votre chien — si et seulement si la crise est violente et s'éternise. En cas de doute, appelez un vétérinaire de garde.
7.3 Effets secondaires à surveiller
Les traitements anti-épileptiques chez le chien peuvent provoquer certains effets secondaires : somnolence ou fatigue, troubles digestifs, modification du comportement, augmentation de la soif et de la miction, fréquente avec certains médicaments comme le phénobarbital.
7.4 L'importance du suivi régulier
Avec un traitement approprié et une gestion adéquate de la pathologie, de nombreux chiens épileptiques peuvent vivre une vie relativement normale et atteindre une espérance de vie similaire à celle des chiens non épileptiques de leur race.
Le suivi comprend :
dosage sanguin du médicament toutes les 6-12 semaines initialement
contrôle de la fonction hépatique tous les 6 mois
journal des crises à tenir par le propriétaire
consultation de suivi tous les 3-6 mois
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8. Vivre avec un chien épileptique — guide pratique au quotidien
8.1 Tenir un journal des crises
Notez pour chaque crise :
date et heure
durée précise
type de crise (généralisée, focale)
contexte (repas, sommeil, activité, stress)
comportement post-ictal et durée
tout changement récent (alimentation, médicament, environnement)
Ce journal est votre outil le plus précieux lors des consultations de suivi.
8.2 Aménager le domicile
Protéger les zones à risque : escaliers (barrière), piscine (accès fermé), angles de meubles (protection mousse)
Préférer les sols antidérapants aux parquets lisses pendant les phases instables
Éviter de laisser votre chien seul dans les escaliers ou près de l'eau si les crises sont fréquentes
8.3 L'alimentation et les compléments
Certaines études préliminaires suggèrent qu'une alimentation riche en triglycérides à chaîne moyenne (régime cétogène vétérinaire) pourrait réduire la fréquence des crises chez certains chiens. Discutez-en avec votre vétérinaire avant tout changement alimentaire.
8.4 Activité physique et gestion du stress
Le stress et la fatigue peuvent être des déclencheurs de crises. Maintenez une routine stable, évitez les changements brusques d'environnement, et gérez les sources de stress connues (visites, déménagement, autre animal).
8.5 Les voyages et les déplacements
Informez-vous auprès de votre vétérinaire avant tout voyage à l'étranger — certains pays ont des réglementations spécifiques sur les médicaments antiépileptiques. Prévoyez toujours une réserve de médicaments pour plusieurs semaines.
9. Épilepsie canine et génétique — ce que vous devez savoir
L'épilepsie idiopathique présente effectivement une composante génétique, particulièrement chez certaines races prédisposées. Il est recommandé d'éviter la reproduction des animaux épileptiques.
Si vous avez un chien de race prédisposée, il est conseillé de :
conserver les certificats de santé des parents lors de l'achat d'un chiot
signaler l'épilepsie au syndicat de race pour contribuer à la réduction génétique de la maladie
ne pas faire reproduire un chien épileptique, même si ses crises sont bien contrôlées
10. Convulsions chez le chiot — particularités importantes
Les crises chez les chiots de moins de 6 mois méritent une attention particulière car les causes sont souvent différentes de celles de l'adulte :
Hypoglycémie : la cause la plus fréquente chez le très jeune chiot, notamment les races de petit format (Chihuahua, Yorkshire, Spitz nain). Un repas manqué ou un stress peuvent suffire à déclencher une hypoglycémie sévère avec convulsions.
En cas de suspicion d'hypoglycémie : frottez du miel ou du sirop de glucose sur les gencives et rendez-vous immédiatement chez le vétérinaire.
Intoxications : les chiots explorent tout avec la bouche — le risque d'ingestion de toxique est élevé.
Parasitoses sévères : une infestation massive d'ascaris peut provoquer des convulsions chez le très jeune chiot.
Maladie de Carré : si la vaccination n'est pas à jour, le virus peut atteindre le système nerveux central.
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11. Convulsions chez le chien âgé — ce qui change
Chez un chien de plus de 7 ans qui convulse pour la première fois, la cause est rarement une épilepsie idiopathique. Les hypothèses prioritaires sont :
Tumeur cérébrale (méningiome, gliome, métastase)
Accident vasculaire cérébral
Hypertension artérielle (souvent liée à une maladie rénale ou cardiaque sous-jacente)
Encéphalopathie hépatique
Hypothyroïdie sévère
Un bilan complet incluant imagerie cérébrale est fortement recommandé dès la première crise chez un chien senior.
12. Le coût de la prise en charge — ce qu'il faut savoir
Médicaments : 30 – 120€ / mois selon le type et le poids du chien. Hospitalisation d'urgence : 150 – 400€ / jour.
À cela s'ajoutent :
Consultation initiale : 50-100€
IRM cérébrale : 800-1500€ (anesthésie générale incluse)
Bilan sanguin de contrôle : 80-150€ tous les 6 mois
L'assurance santé animale peut prendre en charge une partie significative de ces frais — renseignez-vous auprès de vos partenaires assureurs.
La téléconsultation vétérinaire via Televet permet de gérer une grande partie du suivi de fond à distance — renouvellement d'ordonnance, interprétation des résultats d'analyses, ajustement posologique, suivi comportemental — à partir de 20€ la séance, sans déplacement.
13. Études de cas — situations réelles
Cas 1 — Rex, Berger Allemand de 3 ans, première crise Rex convulse un dimanche soir pendant 90 secondes. Première crise, pas d'antécédents. Son propriétaire filme la crise et contacte Televet en téléconseil. Le vétérinaire évalue la situation en vidéo, rassure sur la gestion immédiate, et organise une consultation à domicile le lendemain pour le bilan initial. Diagnostic : épilepsie idiopathique. Traitement à l'imépitoïne mis en place. Rex n'a plus eu de crise depuis 8 mois.
Cas 2 — Nala, Labrador de 8 ans, crises soudaines Nala, jamais épileptique, convulse à deux reprises en 48h. Son propriétaire appelle Televet en urgence. La vétérinaire identifie en vidéo un comportement post-ictal atypique et recommande une consultation en clinique neurologique en urgence. IRM : méningiome détecté précocement. Traitement mis en place rapidement avec bon pronostic.
Cas 3 — Filo, Chihuahua de 8 mois, convulsion après repas manqué Filo est retrouvé en convulsions par sa propriétaire un matin. Téléconseil immédiat : la vétérinaire Televet suspecte une hypoglycémie et guide la propriétaire pour frotter du sirop sur les gencives. Filo récupère en 10 minutes. Protocole alimentaire fractionné mis en place.
14. FAQ ultra-complète sur les convulsions du chien
Q1. Mon chien a convulsé une seule fois, dois-je aller chez le vétérinaire ? Oui, toujours. Une première crise, même courte, nécessite un bilan pour en identifier la cause. Elle peut être isolée — ou annoncer quelque chose de plus sérieux. 👉 → Téléconseil — 20€ pour évaluer l'urgence · → Vétérinaire à domicile — 80€ pour l'examen complet
Q2. Est-ce que mon chien souffre pendant une crise ? Non. Pendant la crise elle-même, le chien est inconscient et ne ressent pas de douleur. C'est le propriétaire qui souffre de l'observer. La phase post-ictale peut être inconfortable (confusion, désorientation), mais elle n'est pas douloureuse.
Q3. Peut-on "attraper" l'épilepsie de son chien ? Non, absolument pas. L'épilepsie idiopathique canine n'est pas contagieuse et ne se transmet pas à l'humain.
Q4. Mon chien convulse la nuit, que faire ? Même protocole que le jour. Chronométrez, sécurisez l'environnement, filmez si possible, n'intervenez pas directement. Si la crise dépasse 5 minutes ou se répète, c'est une urgence nocturne. 👉 → Téléconseil 24h/24 — 20€
Q5. Mon chien a convulsé après avoir mangé du chocolat, est-ce lié ? Très probablement oui. La théobromine contenue dans le chocolat est toxique pour le chien et peut provoquer des convulsions à haute dose. C'est une urgence — informez immédiatement votre vétérinaire de la quantité et du type de chocolat ingéré. 👉 → Téléconseil d'urgence — 20€ · → Vétérinaire à domicile — 80€
Q6. Mon chien épileptique peut-il vivre normalement ? Oui, dans la très grande majorité des cas. Avec un traitement adapté et un suivi régulier, la plupart des chiens épileptiques ont une excellente qualité de vie et une espérance de vie normale.
Q7. Combien de temps dure en général une crise ? Entre 30 secondes et 2 minutes pour une crise classique. Au-delà de 5 minutes, c'est une urgence. Toujours chronométrer.
Q8. Mon chien peut-il mourir d'une crise d'épilepsie ? Une crise isolée et brève ne met généralement pas la vie en danger. En revanche, un état de mal épileptique (crise de plus de 5 minutes) peut être fatal sans prise en charge rapide. 👉 → Urgence — Téléconseil 24h/24
Q9. Faut-il changer l'alimentation d'un chien épileptique ? Pas systématiquement. Certaines études suggèrent qu'une alimentation cétogène ou riche en TCM peut aider. Discutez-en avec votre vétérinaire avant tout changement. 👉 → Téléconseil nutrition — 20€
Q10. Mon chien prend du phénobarbital, il boit et mange beaucoup plus — est-ce normal ? Oui, c'est un effet secondaire classique du phénobarbital. À surveiller mais généralement bénin. Mentionnez-le lors du prochain suivi. 👉 → Téléconseil — 20€ si cela vous inquiète
Q11. Peut-on arrêter le traitement antiépileptique si mon chien n'a plus de crises ? Jamais sans avis vétérinaire. L'arrêt brutal peut déclencher un état de mal épileptique sévère.
Q12. Mon chien convulse après un vaccin — est-ce lié ? C'est extrêmement rare. Les convulsions post-vaccinales peuvent survenir mais restent exceptionnelles. Consultez votre vétérinaire rapidement. 👉 → Téléconseil — 20€
Ce que vous devez retenir
Une convulsion chez le chien est une expérience terrifiante. Mais avec les bons réflexes et un accompagnement vétérinaire adapté, la grande majorité des chiens épileptiques vivent une vie longue, heureuse et de qualité.
Les points essentiels à mémoriser :
Chronométrez dès le début de la crise
Ne mettez jamais les doigts dans la gueule
Filmez si possible
Au-delà de 5 minutes : urgence vitale
Toute première crise nécessite un bilan vétérinaire dans les 24-48h
Le suivi régulier est la clé d'une bonne gestion à long terme
🐶 Votre chien a convulsé — vous ne savez pas quoi faire maintenant ?
Deux options selon votre situation :
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